Evènements de 2018

Appel à manifester Demande d’audience   Le rassemblement du 8 L’Arbre de la LaïcitéL L’Arbre de la Laïcité Un des objectifs de l’observatoire, c’est de promouvoir et de faciliter la transmission en Vendée du principe de laïcité. A l’heure actuelle, il est bon de rappeler qu’il y a moins nécessité de renforcer un arsenal législatif déjà riche que de lutter contre « l’ignorance laïque ». C’est dire si pour nous, l’école est un lieu fondamental. C’est d’abord un lieu d’apprentissage du partage, du respect, de la vie ensemble. Pendant trop longtemps, la laïcité a été délaissée, considérée comme ringarde. C’est aussi un lieu de protection, vis-à-vis de l’extérieur ( la religion ne rentre pas à l’école ), vis-à-vis des personnels, astreints à la neutralité, vis-à-vis de l’enseignement, ouvert et universel. Les enfants qui viennent de s’exprimer nous ont donné un bel exemple de citoyenneté. Retenons ensemble que la laïcité, c’est plus que la tolérance, c’est moins que le rejet de tout signe religieux dans l’espace public. C’est ce qui permet de « faire société »   Le 9 décembre 2018                                                                        Le Président Gilles Bourmaud   Le repas républicain du 9 Extrait du discours de Georges CLEMENCEAU Le 30 septembre 1906, George Clemenceau, ministre de l’Intérieur depuis mars et qui deviendra président du Conseil un mois plus tard, revient sur sa terre natale de Vendée pour « apporter l’encouragement d’un des leurs aux républicains de Vendée », bien isolés dans ce département de « chouans » et de résistances tenaces à la République. Il prononce à La Roche-sur-Yon un discours retentissant dans lequel il évoque notamment la Loi de Séparation: « Notre loi de séparation n’est pas un chef-d’œuvre, je l’ai, pour ma part, assez vivement critiquée. On ne peut nier en tout cas qu’elle n’ait fait, sans compter la part des ménagements, la transition nécessaire. Une loi de séparation absolue succédant, sans transition, à un régime de privilège, aurait fatalement paru à ceux qui ont vécu jusqu’ici sous le régime du privilège, une entreprise contre leurs droits. C’est pour ce motif que la loi a maintenu, pour un temps, à l’Eglise, un certain nombre de ses plus importants privilèges. Vingt-sept millions sont encore inscrits au budget au compte de l’Eglise romaine qui forment, à cette heure, l’esprit de révolte pour cause, ose-t-elle dire, de persécution. Les édifices du culte ont été gratuitement maintenus à sa disposition. Tels sont les deux principaux traits de « spoliation, de la tyrannie républicaine ». Ce n’est pas tout. Nous avons voulu assurer la loyale transmission des biens d’église aux associations du culte, mais dès les premiers jours, alors qu’on ne pouvait arguer d’aucun droit lésé, alors même que le Gouvernement ne procédait aux inventaires que pour assurer à l’Eglise le plein bénéfice des bien cultuels, puisqu’en aucun pays la dévolution des propriétés ne se peut accomplir sans inventaire ; l’esprit de rébellion s’est manifesté follement, sans l’apparence même d’un prétexte, pour le simple plaisir de déchaîner la guerre civile, dernier recours de ceux qui voient tomber de leurs mains, les armes de la raison.   Vous avez vu de malheureux fanatiques en armes attaquer nos soldats, les frappant à coup de crucifix, méconnaissant ainsi le verbe même dont ils se réclament et accomplissant sans remords ce qui devait être à leurs yeux le plus monstrueux sacrilège. Et aujourd’hui même, parce que toujours, dans une large pensée de libéralisme, la loi a réclamé la formation d’associations purement catholiques pour recevoir les biens cultuels qu’on ne pouvait remettre à tout venant. Rome refuse de se plier aux conditions de la loi française qui furent, précisément, édictées en sa faveur. Elle se défie d’associations où les fidèles auront leur mot à dire sur la gestion de leurs biens. Elle repousse d’avance les jugements d’un tribunal français parce que l’Eglise n’y a pas participé et qu’elle n’admet dans son troupeau aucun acte, quel qu’il soit, d’indépendance. Et cette même papauté intransigeante envers la République française et les dispositions libérales de sa loi, se soumet après une protestation platonique à la loi rigoureuse, implacablement autoritaire de l’Empire allemand qui légifère sans la participation de Rome, bien entendu, qui donne plus de pouvoirs aux fidèles dans ces associations du culte que la loi française et qui soumet brutalement les évêques et avec eux toute la hiérarchie, aux décisions souveraines de l’autorité civile. Pourquoi tant de soumission envers un pouvoir protestant qui tend bizarrement à devenir le protecteur de l’Islam et de la catholicité ? Pourquoi tant de révolte contre une puissance de liberté ? C’est que la religion vraiment n’est pas en cause. C’est ainsi qu’apparaît clairement l’arrière-pensée de réaction politique, mal dissimulée, sous des prétextes de religion. »   Le rendez-vous en Préfecture du 13 L’OVLGC a été reçu en préfecture de la Vendée le Jeudi 13 Décembre 2018 pour échanger avec M. le Préfet de Vendée sur l’application de la loi de1905 en Vendée. Ce rendez -vous programmé à la date anniversaire de la loi de 1905 par l’ensemble des organisateurs de la semaine de la laïcité avait été annulé par le préfet en raison de l’actualité sociale (manifestation des gilets jaunes).  C’est toujours cette actualité sociale qui a mobilisé M. le Préfet. Il n’a pu être présent à ce nouveau rendez -vous qu’il avait fixé et a délégué la secrétaire générale pour recevoir les représentants des DDEN, de la ligue de l’enseignement, de la libre pensée, de la ligue des droits de l’homme, de l’OVLGC. Si chaque organisation représentée a pu rendre compte de son action, de ses positions et de la non application de la loi de 1905 en Vendée,  aucune réponse de l’Etat n’a été exprimée, ce que nous déplorons. L’OVLGC a pour sa part informé la représentante de l’Etat Qu’une délégation vendéenne avait été auditionnée par l’Observatoire national. Que nous déplorions de trop nombreuses atteintes à la loi de 1905 par des maires en tant qu’organisateurs des cérémonies commémoratives patriotiques (bénédictions de drapeaux, invitations municipales et moyens de transport pour des messes), la bénédiction de drapeaux impliquant même maintenant les conseils municipaux des jeunes. Que nous déplorions la non réponse du représentant de l’Etat à nos courriers sur ces sujets. Que chaque année un rapport vendéen serait édité par l’OVLGC. Que nous nous tenions à disposition de tous pour informer et former sur la question de la laïcité. En conclusion, nous avons réaffirmé que la Vendée ne pouvait être une terre d’exception aux lois de la République pas plus qu’un laboratoire d’expérimentations nauséabondes.   Jean Burneleau, vice- président de l’OVLGC [...] Lire la suite…
INTRODUCTION de Gilles BOURMAUD, Président de l’OVLGC   Il existe actuellement un amalgame entre laïcité, égalité des sexes et mixité. Certes, la laïcité est un rempart contre les conservatismes religieux qui prônent la séparation et la hiérarchisation des sexes. Mais rappelons que l’école laïque a pratiqué la séparation des sexes jusqu’à la fin des années 1960 et que la République laïque n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 1944. Les députés radicaux qui s’y opposaient – et qui étaient les plus fervents défenseurs de la laïcité – craignaient que les femmes ne votent sous l’influence de l’Eglise, donc contre la République. Aujourd’hui, malgré plus d’un siècle de laïcité, l’égalité des sexes est encore loin d’être effective, comme le montre la persistance des discriminations sexistes. La laïcité ne suffit donc pas, en soi, pour garantir l’égalité femmes-hommes. Comme le dit Annie Sugier dans son étude « laïcité, droit des femmes , dimension internationale » de février 2018, le principe d’organisation de la société séparant le politique du religieux est une condition nécessaire mais sans doute pas suffisante à l’émancipation des femmes. Aujourd’hui, elle est venue nous en parler et je la remercie vivement d’être parmi nous. Je vais laisser la parole à Madeleine David, vice-présidente de l’observatoire, qui va nous présenter la femme qu’elle est. Après l’intervention d’Annie, Jean Burneleau, autre vice-président de l’observatoire, animera le débat qui s’en suivra. Je vous souhaite, à toutes et à tous, un bon moment.     PRESENTATION d’Annie SUGIER par Madeleine DAVID, Vice-Présidente de l’OVLGC   Je salue respectueusement notre Conférencière que je vous présenterai en me référant au site de la ” Foundation WIKIMEDIA “. Annie SUGIER née en 1942 a effectué ses études primaires en divers Pays : Argentine et Brésil (primaires), France et Espagne (secondaires), avant son entrée dans un parcours universitaire en France à la Faculté des Sciences d’Orsay : « Chimie industrielle dans le domaine du retraitement des combustibles irradiés » En 1989, Annie SUGIER devient la première femme nommée Directrice au « démantèlement des installations nucléaires » au C.E.A. Elle intègre l’Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire qui devient en 2002 l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, où elle occupera la fonction de Déléguée à la Radioprotection Reconnue au niveau international, Mme SUGIER devient experte auprès de la Commission Européenne puis, forte de ses compétences et de sa crédibilité auprès d’Experts Associatifs, Mme SUGIER est nommée par les Ministres de la Santé et de l’Environnement, Présidente du Groupe Radioécologie Nord-Cotentin « une première dans le domaine nucléaire », responsabilités qui l’ont conduite durant deux mandats au Conseil Scientifique du « Centre d’Études sur l’Évaluation de la protection dans le domaine nucléaire»   Voici, en quelques lignes, le parcours d’Annie SUGIER physicienne. Nous en retiendrons qu’elle fût la première femme à occuper ces fonctions d’une importance et d’une actualité que chacune et chacun d’entre vous reconnaîtra. Nous attendons maintenant d’Annie SUGIER la Militante Féministe qu’elle nous détaille et nous fasse partager son engagement et ses actions dans le Mouvement de Libération des Femmes puis au sein de la Ligue du Droit des Femmes dont elle a été l’une des fondatrices en 1974, avant d’assurer la Présidence de la « Ligue du Droit International des Femmes » créée en 1983 par Simone de BEAUVOIR. Cher(e)s Adhérent(e)s et Ami(e)s de L’OVLGC, c’est sur le parcours militant d’Annie SUGIER au service des Femmes dans le monde, en Europe mais aussi en France, que porteront je l’espère vos questions ou vos remarques pour un débat constructif auquel les femmes ont toute leur place, ce qui n’interdit pas la parole aux hommes présents ce jour… Merci Madame pour votre présence ce jour en Vendée. INTERVENTION d’Annie SUGIER Il s’agit d’un diaporama d’Annie SUGIER destiné aux adhérents     [...] Lire la suite…
La venue de Jean-Louis BIANCO annoncée par la presse (article ci-dessus de Ouest-France du 19/09/2018) a fait l’objet du communiqué de presse qui suit:       COMMUNIQUE DE PRESSE     JEAN-LOUIS BIANCO, PRESIDENT DE L’OBSERVATOIRE DE LA LAICITE, ETAIT A LA ROCHE SUR YON LE 22 SEPTEMBRE 2018   L’Observatoire Vendéen de la Laïcité Georges Clemenceau a reçu le samedi 22 septembre Mr Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité. Les deux présidents ont signé une convention liant les deux observatoires. Jean-Louis Bianco (ancien secrétaire général de l’Élysée et ancien ministre) a ensuite dialogué avec la soixantaine de personnes présentes à titre individuel ou représentant des associations vendéennes dont celles qui réclament un établissement public d’enseignement sur leur territoire. Jean- Louis Bianco a insisté sur le fait que la société française se saisissait de plus en plus de la question de la laïcité et ce dans tous les domaines : éducation, sports, culture, santé, ainsi qu’au sein des entreprises et des administrations ; la laïcité est également un des vecteurs de l’égalité femmes hommes. La loi répond très simplement et bien plus clairement qu’on ne le dit généralement aux questions posées et des formations sur ces questions sont largement proposées. A la suite de l’audition de l’Observatoire Georges Clemenceau à Paris, accompagné de la FCPE, de la ligue de l’enseignement, des DDEN et des familles laïques, le président Bianco a rappelé qu’il ne pouvait y avoir de « zones blanches », c’est à dire de territoires où l’enseignement public n’est pas assuré. Et il a conclu sur cette formule : « La laïcité, c’est vivre ensemble mais c’est surtout faire ensemble la République».   INTRODUCTION DE Gilles BOURMAUD En introduction de la conférence de Jean-Louis Bianco, Gilles Bourmaud, Président de l’OVLGC, a tenu les propos suivants:   La venue de Jean-Louis Bianco, Président de l’Observatoire de la Laïcité, c’est d’abord pour signer la convention de partenariat avec l’Observatoire Vendéen de la Laïcité Georges Clemenceau. Les deux structures ont en commun la promotion, la transmission, voire la défense du principe de laïcité, face à la méconnaissance, l’incompréhension ou même la manipulation de ce concept. Cette convention engage l’OVLGC à diffuser les travaux de l’Observatoire sur le territoire vendéen. Elle requerra aussi de notre part une accentuation de notre action dans au moins 3 domaines. En premier lieu, la mise en place d’une cellule de veille chargée de faire respecter la laïcité dans notre département. En deuxième lieu, l’élaboration d’un centre de ressources pour ceux qui nous solliciteront, en particulier dans le cadre du plan de formation « Valeurs de la République et laïcité ». Ces objectifs devraient passer par la désignation de correspondants thématiques et de correspondants locaux. En troisième lieu, l’organisation d’évènements, de conférences, de débats, éventuellement délocalisés, autour de la notion de laïcité et de ses applications. D’ores et déjà, après notre Assemblée Générale du 27 octobre prochain au cours de laquelle des orientations seront adoptées, nous accueillerons Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, qui viendra nous parler de « laïcité et droit des femmes : dimension internationale ». Dans quelques semaines, le site « ovlgc.org » sera opérationnel et apportera des informations au grand public d’une part, aux adhérents d’autre part.     La venue de Jean-Louis Bianco, c’est aussi pour nous parler de « laïcité et vivre-ensemble ». L’histoire des religions en France est jalonnée de guerres civiles, de persécutions et de violentes controverses. La laïcité a été conçue comme un instrument de paix civile, une façon de garantir que la religion ne soit plus un facteur de division dans la société française. Le 9 décembre 2012, le Président de la République française disait : « la laïcité n’est pas une opinion, c’est l’art de vivre ensemble ». La laïcité, c’est : –la liberté de croire ou de ne pas croire et de l’exprimer publiquement –l’égalité de tous les citoyens dans leurs croyances et leurs convictions –la fraternité au sein de la République rassemblée sans distinctions La laïcité, dépassement de nos conditionnements, est plus que jamais d’actualité dans une France diverse. Elle est absolument nécessaire dans une Vendée où la religion reste très prégnante et où les pratiques sont parfois assez peu orthodoxes.     La venue de Jean-Louis Bianco, c’est enfin pour aborder notamment un thème dont l’Observatoire s’est autosaisi : « les zones blanches de l’enseignement public » et pour lequel une délégation vendéenne composée de la Ligue de l’enseignement de Vendée, la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves 85, l’Union de Vendée des Délégués Départementaux de l’Education Nationale, le Comité Départemental des Associations des FAmilles Laïques et l’Observatoire Vendéen de la Laïcité Georges Clemenceau a été auditionnée le 4 septembre dernier à Paris. L’ensemble des documents envoyés à l’Observatoire et des interventions faites devant la commission ad hoc sont réunis dans un dossier qui sera sur le site « ovlgc.org ».   Aujourd’hui, je me contenterai de poser brièvement 3 questions : -en Vendée, les raisonnements quant à la couverture du territoire en matière d’enseignement se font « enseignement privé sous contrat intégré » (sans parler du développement anormal de l’enseignement hors contrat). Derrière cette logique apparente, je pose la question, notamment à tous ceux qui prônent la liberté de choix : où est le choix de l’enseignement public pour les familles dans les 63 communes vendéennes qui n’ont pas d’école publique ? -la plupart de nos édiles locaux, de la commune à la région, luttent pour l’égalité des financements : on ne manque pas de financer toutes les dépenses obligatoires et on fait preuve de la plus grande ingéniosité pour le maximum d’aides facultatives (sans parler là encore de l’enseignement supérieur, grand oublié de la décentralisation, où règne l’arbitraire). Mais les 2 enseignements n’ont pas les mêmes obligations. En définitive, n’y a-t-il pas inégalité au détriment de l’enseignement public ? -les établissements publics sont régis par des règles, des procédures, des contrôles liés au service public. Dans l’enseignement privé, qui et comment contrôle-t-on l’utilisation des subventions ?   Voilà quelques propos introductifs à l’intervention que vous attendez tous de Jean-Louis Bianco, Président de l’Observatoire de la Laïcité.   SIGNATURE DE LA CONVENTION Convention de partenariat entre l’Observatoire Vendéen de la Laïcité Georges Clémenceau (OVLGC) et l’Observatoire de la Laïcité   VU l’article premier de la Constitution de 1958 ; VU la Loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Eglises et de l’Etat ; VU le Décret n° 2007-425 du 25 mars 2007 créant un observatoire de la laïcité ; VU le Décret n° 2013-270 du 3 avril 2013 relatif à l’observatoire de la laïcité ; Entre L’Observatoire de la Laïcité, Monsieur Jean-Louis BIANCO, Président, 101 rue de Grenelle – 75 007 PARIS, habilité à signer la présente convention D’une part, Et L’Observatoire Vendéen de la Laïcité Georges Clémenceau (OVLGC), Monsieur Gilles BOURMAUD, Président, 106, boulevard Arago – 85000 LA ROCHE SUR YON, habilité à signer la présente convention, D’autre part, Il est arrêté et convenu ce qui suit : Préambule Instance rattachée au Premier ministre, l’Observatoire de la Laïcité conseille et assiste le Gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France. À ce titre, il est chargé : 1 de réunir les données, produire et faire produire les analyses, études et recherches permettant d’éclairer les pouvoirs publics sur la laïcité ; Il peut notamment : 2 saisir le Premier ministre de toute demande tendant à la réalisation d’études et recherches permettant d’éclairer les pouvoirs publics sur la laïcité ; 3 proposer au Premier ministre toute mesure qui lui paraît permettre une meilleure mise en œuvre de ce principe, notamment pour assurer l’information des agents publics et des usagers des services publics ; De son côté, l’OVLGC reconnaît les fondements du principe de laïcité depuis la loi du 9 décembre 1905 instituant la séparation de l’Etat et des cultes. Il partage la définition contemporaine de celui-ci en tant qu’affirmation par l’Etat des principes de liberté de conscience et d’égalité républicaine dans le fonctionnement de ses institutions et dans sa règle de droit, contre l’imposition par un groupe spécifique d’une norme exclusive. À ce titre, l’OVLGC promeut les valeurs fondamentales de la République et le principe de laïcité. Les objectifs de l’OVLGC seront : 1 La défense de la laïcité et notamment de la loi de 1905 qui en est garante, 2 Le respect et la promotion des principes qui y sont attachés et des valeurs qui en découlent, 3 L’organisation d’actions et de réflexions sur ce sujet, auprès de la population, notamment la jeunesse, dans un but pédagogique, culturel et civique. Dans le respect de ces objectifs, l’OVLGC devra donc mener à bien des missions de : Centre de ressources documentaires, d’information et d’expertise, Cellule de veille pour le respect de la laïcité, Soutien à l’organisation d’événements, colloques, manifestations autour du thème de la laïcité. Ayant la volonté de partager une vision commune de la défense et de la promotion du principe de laïcité, l’Observatoire de la Laïcité et l’OVLGC ont souhaité, au travers de la présente convention, inscrire dans la durée leur volonté conjointe d’œuvrer ensemble à la défense et à la promotion du principe de la laïcité. Article 1 – objet de la convention La présente convention a pour objet de définir les conditions du partenariat entre les deux institutions. Ce partenariat s’articulera autour des grands axes suivants : La diffusion des travaux de l’Observatoire de la Laïcité sur le territoire de l’OVLGC et auprès de ses partenaires ; La participation possible et réciproque de membres à des séances de travail de l’Observatoire de la Laïcité et de l’OVLGC. Article 2 – LES ENGAGEMENTS communs DE L’OBSERVATOIRE DE LA LAÏCITÉ ET DE l’OVLGC L’Observatoire de la laïcité et l’OVLGC entretiendront des liens réguliers en matière de réflexion sur le principe de laïcité. Ils organiseront des rencontres en vue de partager leurs retours d’expériences. Cette convergence de vue a vocation à améliorer la cohérence et l’efficacité des politiques publiques dans ce domaine. Les actions communes envisagées s’articulent autour de deux axes de travail : Axe n°1: La diffusion des travaux de l’Observatoire de la Laïcité sur le territoire de l’OVLGC et auprès de ses partenaires L’Observatoire de la Laïcité mettra à disposition de l’OVLGC les informations concernant son champ de compétences, ses missions et ses moyens d’action. L’OVLGC transmettra son rapport annuel à l’Observatoire de la Laïcité. Axe n°2: La participation possible et réciproque de membres à des séances de travail de l’Observatoire de la Laïcité et de l’OVLGC L’Observatoire de la Laïcité pourra intervenir lors de conférences organisées par l’OVLGC afin de présenter son Institution et ses réflexions. Il pourra apporter son expertise dans les groupes de travail thématiques que l’OVLGC souhaiterait organiser sur les questions s’inscrivant dans le cadre général de la laïcité ou dans des problématiques spécifiques. L’Observatoire de la Laïcité pourra en retour inviter l’OVLGC à participer à des travaux ou à des groupes de travail dont les problématiques s’inscrivent dans les compétences régionales, et dans lequel il pourra apporter une expertise spécifique. ARTICLE 3 – Communication Les parties s’autorisent à communiquer librement sur les actions mises en œuvre conjointement dans le cadre du présent partenariat. ARTICLE 4 – SUIVI – ÉVALUATION Les signataires se concerteront sur sa mise en œuvre, évalueront les résultats obtenus et procéderont aux ajustements éventuellement nécessaires. Afin de faciliter la réalisation de cette évaluation, l’Observatoire de la Laïcité et l’OVLGC désigneront respectivement un collaborateur en charge du suivi de la convention. ARTICLE 5 – DURÉE – MODIFICATION – RÉSILIATION La présente convention est conclue pour une durée d’un an à compter du jour de sa signature.Elle est renouvelable chaque année par tacite reconduction, pour la même durée. Elle est modifiée par voie d’avenant ou dénoncée, avec un préavis de deux mois. En cas de non-respect des engagements réciproques inscrits dans la présente convention, celle-ci pourra être résiliée de plein droit par l‘une ou l’autre partie à l’expiration d’un délai d’un mois suivant l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception valant mise en demeure. La convention pourra, avant son expiration, être résiliée de plein droit par l’Observatoire de la Laïcité par notification écrite, en cas de force majeure ou pour out motif d’intérêt général.   Fait à La Roche sur Yon, le 22 septembre 2018   Pour l’Observatoire de la laïcité                                                      Pour l’OVLGC Jean-Louis BIANCO,                                                                         Son Président Gilles BOURMAUD     ARTICLE DE PRESSE DE L’ECHO DE L’OUEST   Voici l’article de l’Echo de l’Ouest du 28/09/2018 relatant la venue de Jean-Louis Bianco à la Roche sur Yon. [...] Lire la suite…
Les zones blanches de l’enseignement public en Vendée   La Vendée, un territoire spécifique En Vendée, les services publics ne cherchent pas à ce que l’enseignement public, comme le veut la République, couvre l’ensemble du territoire mais s’en tiennent à ce que l’enseignement en général, et donc avec l’enseignement privé, réponde si possible aux besoins de la population. Tout cela avec un objectif permanent : assurer au moins la stricte égalité des financements, sans supporter les mêmes obligations éventuellement. Toutes les dépenses obligatoires sont bien sûr assurées au maximum, en tenant compte en permanence des décisions jurisprudentielles favorables, les aides facultatives relèvent d’une grande ingéniosité dans l’utilisation parfois de vieux textes ( investissements, actions éducatives, garanties d’emprunt…). La Région s’est lancée officiellement dans un rattrapage du privé  sur le public en majorant ses contributions au fonctionnement et en augmentant ses subventions d’investissement ( + 887.598 € en 2018). C’est dans l’enseignement supérieur, le grand oublié de la décentralisation, que les politiques sont les plus inégalitaires : l’extension de l’ICES est déjà évoquée comme dossier à suivre alors que la collectivité territoriale se désinvestit du public. Le Département lui aussi affiche clairement sa volonté de maintenir le libre accès à l’enseignement choisi en assurant l’égalité entre les deux enseignements , y compris en prévoyant des garanties d’emprunt et en aidant  les sorties scolaires et les voyages : là, en 2018, l’enseignement privé ( 54 % des élèves) reçoit le double de l’enseignement public. De plus en plus de voix s’élèvent d’ailleurs pour réclamer un contrôle de l’utilisation des subventions qui actuellement n’existe pas. Au nom de ce principe, la collectivité territoriale apporte même une aide aux bâtiments du 1er degré mais là encore, c’est dans l’enseignement supérieur que la situation est la plus inégalitaire. A part quelques miettes pour le Centre Universitaire Départemental, tout va à l’enseignement privé, en particulier l’ICES et les Etablières.  Alors que pour sa propre compétence, les collèges publics, le déficit d’établissements reste important. En particulier, le département vient de reporter sine die la construction d’un collège à Talmont Saint Hilaire, contre l’avis de la municipalité et de la population locale. Tout ceci malgré parfois l’avis défavorable des organismes consultatifs de l’Education Nationale et dans la plus grande indifférence des services de l’Etat. Au niveau local, sur lequel mes accompagnants vont intervenir, les nouvelles couches de population qui demandent une école publique se heurtent souvent aux réticences des maires, au nom d’une soi-disant orthodoxie financière. Elles ne reçoivent aucun soutien de la part des  collectivités territoriales départementale et régionale. Aujourd’hui, 15 communes vendéennes restent sans école et 48 ont une école privée mais pas d’école publique. Il faut cependant constater que l’émergence des intercommunalités et l’apparition des communes nouvelles (10 en 2016 et 2017 en Vendée) modifient la donne initiale. Mais 4 demandes justifiées sont actuellement d’actualité : communes de Maché, La Boissière de Montaigu, Martinet et Givrand.  Des pseudo-raisons démographiques et de vraies raisons politiques président à cette spécificité vendéenne. L’enseignement privé sous contrat et hors contrat ( ce dernier en constante augmentation ), général et professionnel      ( réseau très dense des Maisons Familiales Rurales ) est au service du formatage aux valeurs vendéennes : tradition teintée d’innovation, docilité, régionalisme, christianisme, …                                                                                      Le Président                                                                                   Gilles Bourmaud [...] Lire la suite…